Être à l’âge d’être en nage.

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Ça commence avec mes joues qui brûlent tout d’un coup. Ensuite, une fine couche de sueur forme une moustache sur le dessus de mes lèvres. Puis, le bout de mon nez perle. Oui, je transpire du pif.  Et voici que ça rigole entre mes seins, puis ça se mare sous mes aisselles, ça s’étang au creux de mes reins, ça fleuve en crue de mes bas jusqu’à ma repousse. Une ostie de bouffée de chaleur.

Voilà que je fiou-fiou-fiou! Mes mains s’improvisent éventails de fortune et je jette ma tête vers l’arrière en offrant ma gorge aux maigres courants d’air. C’est toujours de courte durée, mais sur ce coup de moiteur, le temps est teinté du minable d’interminable.

Fini les cols roulés et les chandails de laine à même la peau. Il faut donner dans le multicouches. Car, la préménopause, c’est la venue du striptease spontané. Pour demeurer sexy devant l’être aimé alors que vous vous liquéfiez, improvisez une petite danse en enlevant vos oripeaux trempés sur une musique cochonne. Que du feu.

Je sais qu’il y en a d’entre vous qui allez vouloir me ploguer des remèdes, des hormonothérapies, des trucs et astuces que je m’en torche. Je suis une grande fille et je me soigne comme je l’entends. Et de votre côté, faites de même. Je ne suis qu’une méno-pin-up et je trébuche autant que vous. Sinon plus, because les talons. Mais j’ai un conseil à vous donner, les copines, et vous en faites ce que voulez :

La consigne numéro un, face à toute bouffée, c’est de la considérer comme des flatulences. Ce sont des désagréments qu’on préfère garder pour soi, parfois. Surtout en public.  Je vous vois aller, Ô mes comparses, à faire savoir à qui mieux-mieux que ça s’en vient, que Oh, my God que j’ai chaud, que vite, partez la clim, quelqu’un ! Vous êtes là, histrioniques et touffues, à battre l’air à grands moulinets en attirant l’attention sur vos hormones plutôt que sur vos idées.

Savez-vous combien de bouffées nous aurons d’ici l’arrêt complet de nos règles ? Une chié. Vous n’allez pas faire savoir à la galerie à chaque fois que la raie vous mouille ! Oui, c’est difficile et pénible. Oui. Sérieux, je compatis. J’ai la raie qui mouille tout autant, et je m’habille plus moulant que vous, alors, hein?

We-oui, je fais du «Meno-shaming». We-oui. Quand tu t’offres en spectacle, tu dois accepter les tomates. J’en sais quelque chose. *Note à moi-même : Cesser de lire les commentaires de ce blogue sur le Huffington.*

Bref, comme pour vos vents, gardez-vous une petite gêne parfois, mesdames. Je sais que c’est dur d’être trahie par son corps, mais c’est comme ça. Et, à l’instar des pets, quand vous êtes enfin seules, lâchez-vous lousse, ouvrez grand les fenêtres et partez la fan.

Sensuellement vôtre,

La méno-pin-up

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